De l’Algarve aux Costwolds, 5 hôtels de rêve pour des vacances loin de la foule

Qu’on soit toujours à la recherche de la perle rare pour les vacances ou déjà en train de se projeter sur l’été prochain, trouver un hébergement loin de la foule pour prendre le temps de respirer et de se reposer n’est jamais chose aisée. Voici quelques adresses qui allient confort et détente.

Qu’on soit toujours à la recherche de la perle rare pour les vacances ou déjà en train de se projeter sur l’été prochain, trouver un hébergement loin de la foule pour prendre le temps de respirer et de se reposer n’est jamais chose aisée. Voici quelques adresses qui allient confort et détente.

A « Morgado do Quintào », l’une des maisons nichées entre vignes et oliviers. (Photo DR)

Par Cecilia Delporte, Clara Le Fort, Jean-Michel de Alberti
Publié le 17 août 2026

Envie de déconnexion cet été ? Découvrez des adresses uniques à l’abri des regards : un domaine viticole en Algarve, une maison d’hôtes en Normandie ou une manade en Camargue. Une promesse d’évasion à venir.

« Morgado do Quintão » : refuge intemporel en Algarve

Dans les vignes, au coeur de l’Algarve, l’histoire de « Morgado do Quintão » remonte à 1810. Propriété du premier comte de Silves, Francisco Manuel Pereira Caldas, les 60 hectares de vignes et fermes agricoles ont échappé à la modernité comme au surdéveloppement touristique de la région. La simple vision des corps de ferme aux murs blanchis à la chaux, des bougainvillées, oliviers et vieux ceps de vignes est un voyage dans le temps.

Entretenu par l’artiste contemporaine Teresa Pereira Caldas de Vasconcellos (1941-2017) des décennies durant, le domaine est repris à sa mort par ses deux enfants, Teresa et Filipe. Ancien directeur de Young & Rubicam à New York puis Lisbonne, Filipe s’y investit corps et âme pour le transformer en un projet collectif où art, architecture, musique et agriculture s’entrecroisent.

La maison familiale – Casa Principal -, lieu de vie central du domaine repensé par l’agence Aires Mateus, permet d’en prendre la mesure : dotée de quatre chambres, d’une bibliothèque, d’un vaste salon et d’une large terrasse donnant sur un ancien séchoir à grains et figues, on y déambule entre objets de famille, meubles et oeuvres d’art. C.L.F.

Morgado do Quintão, Lagoa, Algarve. Chambre à partir de 300€.

La Roquerie Farmhouse » : maison d’hôtes so british en Normandie

Nombreux sont les Parisiens à venir séjourner, le temps des vacances, dans le charmant village de Cormeilles, aux portes du Pays d’Auge. Désormais, ils pourront s’aventurer à quelques minutes de là, dans le bocage normand, pour découvrir cette maison d’hôtes créée dans un ancien pressoir à pommes du XVIIe siècle.

Si l’univers de l’hôtellerie aime à utiliser à tout-va l’expression « comme à la maison », elle n’a ici rien d’abusif. Aurélie Debiève, décoratrice d’intérieur, et Bastien de Changy, chef privé, nous accueillent « chez eux », dans un refuge aux airs très british.

« La Roquerie Farmhouse » a vu le jour dans un ancien pressoir à pommes du XVIIe siècle.Photo DR

Secrétaire vert pomme, rideaux en laine écossaise, tissus brodés et festonnées… Une atmosphère bucolique, aussi bien dans les sept chambres que dans la belle bâtisse d’époque, sublimée, qui rompt avec le côté un peu désuet de certains refuges normands. Les poutres apparentes se mêlent à des papiers peints colorés ou de petits canapés chinés dans la région, comme échappés d’un tableau de Hockney. C.D.

2572, route de Blangy, Bonneville-la-Louvet. A partir de 200 €, deux nuits minimum.

« Le Mas de Peint » : manade heureuse en Camargue

Au sud d’Arles, sur la route qui mène du Sambuc à Salin-de-Giraud, au milieu des rizières et des limons du Parc naturel régional de Camargue, une bâtisse de pierre couverte de lierre et de glycine se devine à peine dans le paysage. « Le Mas de Peint » existe depuis le XVIIe siècle, construit par Antoine Peint, un riche drapier arlésien. 

La maison se dévoile à présent au coeur de ses 550 hectares de terres salines, royaume de quelque 200 taureaux noirs et chevaux blancs qui pâturent en semi-liberté, sous les vols de cigognes et près des flamants des étangs voisins.

Le « Mas de Peint » a été aménagé façon demeure de famille.Photo DR

Aux beaux jours, on profite de la piscine extérieure et du parc arboré. La table locavore, confiée à un jeune chef brésilien, marie le riz rouge du domaine, les légumes du potager, la bouvine et les produits de saison. Au fil du séjour, les hôtes parcourent le domaine à cheval, à vélo avec un guide ornithologue, admirent les taureaux au soleil couchant lors d’une balade en 4×4. J-M. d. A.

« Le Mas de Peint », Le Sambuc, route de Salin-de-Giraud (D36), Arles. Chambres à partir de 310 € la nuit pour deux personnes.

Ca’n Beneït : pépite cachée de Majorque

Il faut quitter Palma vers le Nord, laisser derrière soi les marinas puis s’enfoncer dans les replis de la Serra de Tramuntana, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, pour découvrir l’authenticité rurale de Majorque. Authentique, Ca’n Beneït rejoint le collectif d’établissements indépendants The Aficionados, qui regroupe des adresses de caractère en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Une hospitalité à rebours des grandes chaînes hôtelières.

Les dix chambres sont dispersées dans la propriété, dont la plus grande suite dotée d’une splendide terrasse.Photo DR

Ici, il a fallu préserver un patrimoine vieux de plus de deux cents ans. Les travaux furent discrets. Les épais murs de calcaire imparfaits, les linteaux de bois, les sols en terre cuite existaient déjà. Les architectes de l’Estudio Carme Pinós ont su apporter de la modernité à l’ensemble sans rompre le dialogue avec l’existant. Les dix chambres sont ainsi dispersées dans la propriété, certaines dans les anciennes écuries et ateliers agricoles. 

Une villa privée est disponible tandis qu’un discret spa se niche dans les jardins. À côté, le restaurant « Mirabona » célèbre le terroir de la Serra de Tramuntana, entre cannelloni de cochon de lait, maigre grillé au sésame toasté et côtes de boeuf fumées. J-M. d. A.

Ca’n Beneït. Camí de Binibona s/n, Binibona. Caimari. Majorque. Chambres à partir de 278 €.

« Lucknam Park », art de vivre à l’anglaise dans les Cotswolds

A Lucknam Park, une élégance intemporelle dicte la vie de cette ancienne ferme du XIIe siècle transformée au fil des siècles en un vaste manoir. On y découvre des salons cossus, une bibliothèque habillée de boiseries et livres anciens – dont une première édition de Shakespeare -, des chambres autrefois écuries et un impressionnant château d’eau qui domine la propriété. 

Les murs en pierre sèche qui enserrent le jardin depuis 1720 ont donné leur nom au restaurant Walled Garden, qui sert une cuisine de saison au milieu des roseraies, bassins et fontaines.

Le manoir de style palladien de « Lucknam Park ».Photo DR

Au-delà des nombreuses cheminées, du travail de passementerie sur les rideaux et lits à baldaquin ou de la galerie de portraits des ancêtres, on apprécie le charme d’une adresse à taille humaine, où l’on vient se ressourcer en couple, faire une pause de quelques jours au spa ou s’adonner à l’équitation. 

Le jardinier, le chef, le maître de maison ou le gardien des écuries rythment ici chaque séjour : promenade dans les bois, longueurs dans la piscine intérieur-extérieur, terrains de tennis ou séjour dans l’un des neuf petits cottages, Lucknam Park est un sanctuaire de l’art de vivre anglais. C.L.F. 

Lucknam Park, Colerne, Chippenham, Wiltshire. Chambres et suites à partir de 477 €.